avec la participation de INKAGE

Le Moko entre au parlement néo-zélandais


Suffisamment rare pour ne pas être signalé, le tatouage est (enfin) rentré au sein du Parlement néo-zélandais grâce à la députée Nanaia Mahuata (en photo ci-dessus), figure politique depuis deux décennies impliquée dans le défense de l’identité maorie.

Cette représentante du Parti maori, issue de la tribu Waikato-Maniapoto, a reçu le moko lors d’une cérémonie qui s’est déroulée au mois de juillet avec quatorze autres femmes.

« C’est […] un passeport, une déclaration d’identité. Je suis à un moment de ma vie où je suis prête à déclarer clairement […] ce que je suis. »

En portant ce tatouage, elle cherche aussi à lutter contre la mauvaise image du moko, « un tatouage facial souvent associé aux gangs néo-zélandais. Nous devons nous éloigner du « moko » lié aux gangs car ce n’est pas du tout ce qu’il représente. »

Illustration tirée du livre, Tatouage polynésien d'hier à aujourd'hui

Marama Fox, une autre députée, déclare qu’en tant que femme maorie, elle est très « fière de s’asseoir à côté d’elle [Nanaia Mahuata] au Parlement et de réinstaurer dans le paysage politique un geste symbolique d’autodétermination [le moko] déconseillé aux femmes maories durant leur lutte […] pour obtenir le droit de vote. »

Le moko, un tatouage facial porté aussi bien par un homme ou une femme de haut-rang, connaît un revival depuis la fin du XXe siècle.

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